Sur cette leçon d’arithmétique, le président de la Commission se retira, tandis que Mrs Evangélina Scorbitt n’avait pas assez de flammes dans le regard pour admirer l’extraordinaire calculateur de ses rêves!
XIV
Très court, mais dans lequel l’x prend
une valeur géographique.
Très heureusement pour J.-T. Maston, le gouvernement fédéral reçut le télégramme suivant, envoyé par le consul américain, alors établi à Zanzibar :
« À John S. Wright, ministre d’État,
Washington, U. S. A. »
Zanzibar, 13 septembre,
5 heures matin, heure du lieu.
« Grands travaux exécutés dans le Wamasai, au sud de la chaîne du Kilimandjaro. Depuis huit mois, président Barbicane et capitaine Nicholl, établis avec nombreux personnel noir, sous l’autorité du sultan Bâli-Bâli. Ceci porté à la connaissance du gouvernement par son dévoué
RICHARD W. TRUST, consul. »
Et voilà comment fut connu le secret de J.-T. Maston. Et voilà pourquoi, si le secrétaire du Gun-Club fut maintenu en état d’incarcération, il ne fut pas pendu.
Mais, plus tard, qui sait s’il n’aurait pas ce tardif regret de n’être point mort dans toute la plénitude de sa gloire!
XV
Qui contient quelques détails
vraiment intéressants pour les
habitants du sphéroïde terrestre.
Ainsi, le gouvernement de Washington savait maintenant en quel endroit allait opérer Barbicane and Co. Douter de l’authenticité de cette dépêche, on ne le pouvait. Le consul de Zanzibar était un agent trop sûr pour que son information ne dût être acceptée que sous réserve. Elle fut confirmée d’ailleurs par des télégrammes subséquents. C’était bien au centre de la région du Kilimandjaro, dans le Wamasai africain, à une centaine de lieues à l’ouest du littoral, un peu au-dessous de la ligne équatoriale, que les ingénieurs de la North Polar Practical Association étaient sur le point d’achever leurs gigantesques travaux.