En ce moment, Hulda lui apporta la note. Il la prit, il en examina les articles, en grommelant; il en refit l'addition, sans doute.

— Hum! fit-il. Voilà qui est cher! Sept marks et demi pour une nuit et deux repas?

— Il y a le skydskarl et le cheval, fit observer Hulda.

— N'importe! Je trouve cela cher! En vérité, je ne m'étonne pas si on fait de bonnes affaires dans la maison!

— Vous ne devez rien, monsieur! dit alors dame Hansen d'une voix si troublée qu'on l'entendit à peine.

Elle venait d'ouvrir le livre, elle y avait lu le nom inscrit, et elle répéta, en reprenant la note, qu'elle déchira:

— Vous ne devez rien!

— C'est mon avis! répondit le voyageur. Et, sans donner plus de bonsoir en sortant qu'il n'avait donné de bonjour en arrivant, il monta dans sa kariol, pendant que le gamin sautait derrière lui sur la planchette. Quelques instants après, il avait disparu au tournant de la route. Lorsque Hulda eut ouvert le livre, elle n'y trouva que ce nom: «Sandgoïst, de Drammen.»

VII

C'était dans l'après-midi, le lendemain, que Joël devait rentrer à Dal, après avoir laissé sur la route qui conduit au Hardanger le touriste auquel il servait de guide.