J'allai vers le capitaine.
« Une curieuse collection de poulpes, lui dis-je, du ton dégagé que prendrait un amateur devant le cristal d'un aquarium.
— En effet, monsieur le naturaliste, me répondit-il, et nous allons les combattre corps à corps. »
Je regardai le capitaine. Je croyais n'avoir pas bien entendu.
« Corps à corps ? répétai-je.
— Oui, monsieur. L'hélice est arrêtée. Je pense que les mandibules cornées de l'un de ces calmars se sont engagées dans ses branches. Ce qui nous empêche de marcher.
— Et qu'allez-vous faire ?
— Remonter à la surface et massacrer toute cette vermine.
— Entreprise difficile.
— En effet. Les balles électriques sont impuissantes contre ces chairs molles où elles ne trouvent pas assez de résistance pour éclater. Mais nous les attaquerons à la hache.