Le schako étant toujours sur la forme de bois et bien sec, les brides de fer étant d'ailleurs retirées, vous enduisez au pinceau l'extérieur du schako d'une couche de cette composition. Après cela vous vissez, sur la clef du milieu, dans un trou disposé à cet effet, un manche de fer avec lequel vous présentez ce schako au-dessus d'un feu doux, afin de faire pénétrer la composition dans les pores de la peau. Aussitôt que la couche commence à disparaître, on le retire du feu et on le brosse fortement pour étendre également ce qui en peut rester à la surface.
Pendant qu'il est chaud, vous le remettez encore sous la presse, où, en refroidissant, il reprend sa première forme. Après quoi on le place sur le nez d'un tour en l'air avec sa forme en bois; et avec un morceau de bois taillé convenablement on donne le poli qu'on désire.
Fig. 27. Chaudière montée sur son fourneau, dans laquelle on fait ramollir le cuir pour le rendre propre au travail.
Fig. 28. Forme en cuivre à huit clefs.
Fig. 29. Dés en cuivre pour former le fond du schako.
Fig. 30. Presse à vis et à balancier. On suppose que la forme en cuivre garnie d'un schako est sous presse.
Fig. 31. Forme en bois à cinq clefs.
Fig. 32. Tampon en bois qui forme le fond du schako.
Fig. 33. Quatre brides en fer, servant à maintenir le tampon et la forme l'un contre l'autre.
Fig. 34. Plateau en fer placé sous la forme et contre lequel sont fixées avec des brides les quatre vis ci-dessus.
Fig. 35. Chaudière avec son fourneau, dans laquelle on prépare les premiers apprêts: on n'en voit que le tuyau, parce que cet appareil est semblable au suivant.
Fig. 36. Chaudière sur son fourneau, pour le deuxième apprêt.
Fig. 37. Schako sur la forme de bois présenté au feu.
Fig. 38. Manche de fer vissé sur la forme.
Fig. 39. Cheminée, dite à la prussienne, en tôle de fer.
Fig. 40. Brosse dure pour étendre l'apprêt.
Fig. 41. Tour en l'air pour polir les schakos.
Fig. 42. Morceau de bois à polir.
Fig. 43. Schako terminé et garni de sa visière.
Fig. 44. Deux anneaux concentriques qui servent à saisir le cercle supérieur du schako pour le polir.
Fig. 45. Châssis en fer, monté à charnière sur une planche, qui sert à régler et à réunir ensemble les diverses pièces de laiton qui composent les jugulaires.
Fig. 46. Schako complètement garni et posé sur la tête d'un voltigeur.
Procédé pour reteindre les schakos en tissu de coton dont la couleur s'est altérée.
Ce procédé consiste à faire bouillir un quart de bois d'Inde ou de campêche, coupé en morceaux dans trois litres d'eau, ce qui suffit pour teindre vingt schakos.
On étend cette liqueur avec une brosse molle bien garnie, dans le sens du poil, ayant soin de ne pas endommager le galon, et de manière que le poil soit imbibé. Quand le schako est sec, on le brosse avec une autre brosse molle et sèche, pour décatir et lisser le poil. (Ann. mar. et col., janvier et février 1824, page 47.)
QUATRIEME PARTIE.
CHAPEAUX EN PAILLE ET EN BOIS.
Chapeaux de paille.
L'Italie a été long-temps en possession de fournir à l'Europe ces beaux chapeaux de paille qui sont si recherchés par les dames, et dont le prix s'élève encore jusqu'à 1200 fr. pour les belles qualités fabriquées aux environs de Florence. Depuis que l'industrie a pris un si grand essor en France, on s'est attaché à ce genre de fabrication, afin de nous affranchir de ce tribut que le luxe paye à l'Italie. Déjà en 1819 on vit figurer à l'exposition des produits de l'industrie française des chapeaux de paille dus à nos fabriques, dont la beauté était remarquable. Parmi ces fabricans on distingue: