—La veuve Wadman ne vouloit ni l'un ni l'autre.—
Bonté du ciel!—Mais j'oublie que je suis moi-même un peu du caractère de la veuve Wadman. Car toutes les fois qu'il m'arrive (ce qui avient quelquefois vers les équinoxes) que quelque divinité champêtre m'occupe, m'intéresse, me tourmente au point que je perds pour elle le boire et le manger;—tandis que la cruelle ne daigne pas s'informer si je bois ou si je mange.—
Malédiction sur elle! je l'envoie en Tartarie, et de la Tartarie à la terre de Feu, et de la terre de Feu à tous les diables.—Bref, il n'y a pas un recoin en enfer où je ne place ma déesse, et où je ne la loge.—
Mais comme le cœur est foible, et que les marées de nos passions montent et descendent dix fois par minute,—je ramène bien vîte ma divinité; et comme je suis extrême en tout, je la place au beau milieu de la voie lactée.
—«O la plus brillante des étoiles,—répands, répands ton influence…»
Maudite soit l'étoile et son influence! par tout ce qui est hérissé et en guenilles, m'écriai-je, en ôtant mon bonnet fourré, et le regardant d'un air de colère,—je ne donnerois pas six sous pour en avoir douze de cette espèce!—
Mais c'est pourtant un excellent bonnet, dis-je, en le mettant sur ma tête et l'enfonçant jusqu'aux oreilles;—il est bien chaud, bien doux,—surtout si vous couchez le poil avec la main.—
Eh! que m'importe, répliquai-je, en suis-je moins malheureux?—Ici ma philosophie m'abandonne encore.
Non, je ne toucherai jamais à ce pâté, (je change encore de métaphore) ni à la croûte, ni à la mie,—ni au-dedans, ni au-dehors, ni au-dessus,—ni au-dessous;—je le déteste,—je le hais,—je le répudie:—la vue seule m'en rend malade.—
Il est tout poivre,