2o En masturbation volontaire ou involontaire ;
3o En masturbation volontaire directe ou en soi, et en volontaire indirecte ou volontaire dans sa cause.
La masturbation simple est celle qui n’a pas une autre malice qui s’y adjoint, comme lorsque quelqu’un, sans être attaché par aucun lien personnel, souille son corps en se complaisant dans sa propre délectation.
La masturbation est dite qualifiée, quand elle renferme une double malice de la part de l’objet pensé ou désiré, ou de la part du masturbé ou de celle du masturbant : 1o De la part de l’objet pensé, la masturbation revêt la malice de l’adultère, de l’inceste, du stupre, du sacrilège, etc., selon que le masturbant pense à une femme mariée, à une parente, à une vierge, ou à une personne consacrée à Dieu, etc… 2o De la part du masturbé ou du masturbant, si par exemple il est marié ou consacré à Dieu par vœu ou par la réception des ordres sacrés : car il faut expliquer les conditions de la personne masturbée ou masturbante, comme ajoutant au péché des malices spécifiquement différentes. Il faut aussi de toute nécessité déclarer en confession les circonstances susdites, parce qu’elles changent l’espèce du péché et ajoutent à sa malice…
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Section première
L’ONANISME SOLITAIRE. — LA MASTURBATION VOLONTAIRE EN SOI OU DIRECTEMENT VOULUE
C’est un péché mortel, de sa nature et contre la nature. L’action d’Onan qui répandait son sperme à terre est déclarée détestable dans la Sainte-Écriture.
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Il est une espèce de souillure manuelle qu’on pourrait appeler incomplète, nerveuse, sèche, en tout point semblable, pour la forme extérieure, si l’on peut parler ainsi, à la masturbation proprement dite, mais avec cette différence qu’elle ne va pas jusqu’à l’éjaculation.