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Le confesseur doit encore interroger les époux au sujet des attouchements impudiques ou autres infamies qu’ils commettent souvent entre eux. Il peut commencer ainsi : « N’avez-vous rien fait avec votre conjoint en dehors des choses permises par le mariage, c’est-à-dire des choses nécessaires à la génération ? » S’il répond qu’il y a eu quelque chose de tel, il faut demander en quoi il consiste, et l’amener à déclarer enfin s’il y a eu des attouchements ou des exercices honteux ; il faut demander s’il y a eu pollution, ou danger de la souffrir ou de la procurer.

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COMPENDIUM
ABRÉGÉ
CONTENANT LA SOLUTION
DE
TOUS LES CAS DE CONSCIENCE
SUIVANT
LA DOCTRINE DES CONCILES

COMPENDIUM

Le Compendium est le petit guide de poche des confesseurs. Tous les cas de conscience possibles et imaginables y sont mis en scène au moyen de personnages fictifs, et résolus suivant la doctrine des conciles.

Nous ne citerons que quelques extraits du chapitre : Devoir conjugal.

DEVOIR CONJUGAL

Il est très important qu’un confesseur soit instruit minutieusement de cette matière, sur laquelle une infinité de personnes grossières, ou emportées par leurs passions, commettent quelquefois de grands crimes. Car, quoique l’usage du mariage soit licite, il ne l’est pourtant qu’en observant en amour conjugal les prescriptions formelles de l’Église. Les époux doivent se régler sur la fin pour laquelle le mariage a été institué, qui est d’avoir des enfants, ou de s’acquitter de la justice qu’on se doit réciproquement entre mari et femme ; ces deux seuls motifs peuvent excuser de péché. Il en est un troisième : celui de trouver un remède à la concupiscence ; mais celui-là n’est pas exempt de toute sorte de péché ; tel est l’avis de saint Augustin, saint Fulgence, saint Grégoire, saint Bonaventure et saint Thomas.

Au reste, celui des époux qui est requis par l’autre de lui rendre le devoir conjugal est absolument obligé de lui obéir sous peine de péché, à moins que son refus ne soit fondé sur une cause légitime.