Albert, en jouissant de sa femme, le fait par raison de santé. Pèche-t-il ?
Réponse. Il y a là une faute vénielle, parce que c’en est une d’user du mariage pour une fin pour laquelle Dieu ne l’a pas institué. (S. Thomas.)
Dunstan a coutume d’exiger le devoir chaque dimanche matin avant d’aller à la messe. Pèche-t-il en cela ?
Réponse. Il est évident que la volupté du coït n’est pas faite pour prédisposer l’homme aux choses saintes ; cependant, il n’y a pas là de péché mortel ; mais le péché est véniel, et même très caractérisé. Il devient mortel, si le mari, en jouissant, pense à mépriser la sainteté du dimanche.
Si le mari doit non seulement entendre la messe, mais encore communier, il pèche mortellement en jouissant de sa femme.
Si c’est la femme qui doit communier et que les propositions voluptueuses soient venues de son mari, elle n’a, après le coït, aucun péché sur la conscience ; mais il y a à cela une condition expresse : c’est que rien de cette action ne lui restera dans la pensée ni dans les sens, et encore faut-il qu’elle ait un grand désir de recevoir Notre-Seigneur ou qu’elle ne puisse s’en abstenir sans être remarquée.
Gabrielle, fortement sollicitée par Paulin son mari à lui rendre le devoir, le lui a refusé, parce qu’elle savait qu’il péchait mortellement en le lui demandant. Cette raison suffit-elle pour excuser son refus ?