[Note 15: Cependant sur le cylindre n° 178 de la collection De Clercq, le vieillard nu, à longue barbe, est déjà agenouillé devant le dieu flamboyant au moment où celui-ci met le pied sur la montagne. Peut-être est-ce une représentation abrégée, qui réunit les deux scènes en une seule.]

[Note 16: Les assyriologues mentionnent un dieu de l'Occident nommé Martov, fils d'Anou, le dieu du Ciel; F. Lenormant, Les dieux de Babylone et de l'Assyrie, p. 17.]

J'ajouterai que la présence de l'épouse du Soleil est liée d'habitude au moment où l'astre achève sa course. C'est dans l'hymne chaldéen au Soleil couchant[17] qu'il est dit en propres termes:

Que ton épouse bien-aimée vienne avec joie au devant de toi.

[Note 17: Dans cet hymne bilingue (traduit par O. Bertin, Revue d'Assyr., I, IV, p. 158, le nom de la déesse, douteux en sumérien, se lit A-a dans la traduction assyrienne, comme sur un grand nombre de cylindres où il est gravé à coté de celui du Soleil (Catal. de la Coll. de Clercq, n° 172; cf. numéros 98, 117, 129 et 130). Pour l'identification avec Malka, voir dans le même ouvrage la note de M. Oppert, p. 57.]

Ainsi le poète grec Stésichore, dans un chant conservé par Athénée[18], rapportait de même que le Soleil

S'en allait dans les profondeurs de la nuit sacrée, de la nuit solitaire,
Pour retrouver sa mère et l'épouse de sa jeunesse,
Et ses chers enfants.

[Note 18: Athénée, I, p. 469, e.]

Les points de contact entre les légendes grecques et celles de la Chaldée sont maintenant si bien établis qu'il y a peut-être là quelque chose de plus qu'une coïncidence, d'ailleurs assez naturelle.

[Illustration: Fig. 6.]