«Je n'avais, alors, que le punais Maubec devant les yeux, et je ne démêlais pas très bien mes sensations.
«En réalité, ce vomitif gredin est surtout lépreux. Il porte sur sa figure,—où tant de claques retentirent,—la purulence infinie d'une âme récoltée pour lui dans l'égout, et il tient beaucoup plus de la charogne que du monstre.
«Wolff est le monstre pur, le monstre essentiel, et il n'a besoin d'aucune sanie pour inspirer l'horreur. Il lui pousserait des champignons bleus sur le visage, que cela ne le rendrait pas plus épouvantable. Peut-être même qu'il y gagnerait …
«L'aspect général rappelle immédiatement, mais d'une manière invincible, le fameux homme à la tête de veau, qu'on exhiba l'an passé, et dont l'affreuse image a souillé si longtemps nos murs.
«Je connais un poète qui avait entendu: l'homme à la tête de Wolff et qui n'en voulut jamais démordre. Il trouvait, peut-être, un peu moins de vivacité spirituelle dans l'œil du chroniqueur. À cela près, il les aurait crus jumeaux.
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«La face entièrement glabre, comme celle d'un Annamite ou d'un singe papion, est de la couleur d'un énorme fromage blanc, dans lequel on aurait longuement battu le solide excrément d'un travailleur.
«Le nez, passablement osseux, comme il convient aux gibbosiaques, sans finesse ni courbure aquiline, un peu groinant à l'extrémité, solidement planté d'ailleurs, mais sans précision plastique, éveille confusément l'idée d'une ébauche de monument religieux, que des sauvages découragés auraient abandonné dans une infertile plaine.
«En haut, des sourcils en forme de cirrus, s'envolent dans un front de Tartare, au-dessus d'une paire d'yeux cupides, bridés et pochetés de vieille catin, devenue entremetteuse et patronne achalandée d'un bas tripot.
«La bouche est inénarrable de bestialité, de gouaillerie populacière, de monstrueuse perversité supposable.