En face, je vois le lit, un homme et une femme pris à l'improviste. Des jurons de l'homme et une voix plus gênée : « Allons, entre et ferme la porte. »

Eh bien, je le déclare, renseignée par une horreur inexprimable et par ma pitié pour les petits Ducret si affreusement misérables, il existe un crime de lèse-humanité qui s'appelle : le crime d'avoir trop d'enfants.


Mais voici une autre comparution.

C'est dans la rue grouillante et malpropre. La journée finie, la mère Fondant et une de ses amies m'ont entreprise ; nous obstruons le trottoir ; l'haleine fade d'une allée d'hôtel meublé nous caresse le visage, il fait doux et humide, et, comme dit Mme Paulin, « le temps est à l'amour ».

— Quand on a beaucoup d'enfants il faut bien taper dessus, affirme la mère Fondant… ou alors faudrait être très riche…

— Oui, dit l'autre femme en riant à dents blanches vers un gaillard qui l'a bousculée, de cogner sur les grands ça aide à élever les petits. Pas vrai, Rose?

— Écoutez, les enfants qui pleurent, ce n'est pas gai…

— Rose est faignante…

De là une dissertation sur la façon de « corriger » les enfants ; le battage des enfants étant assimilé à une nécessité domestique, telle que le battage des tapis.