—J’ai peur que vous ne gagniez un redoublement de toux, si vous ne gardez pas la chambre. Il fait très-froid ce matin.
—Ah! il fait froid; eh! mais tant mieux, j’aime le froid.
—Il neige même beaucoup, monsieur l’abbé.
—En ce cas, mes grandes bottes polonaises.
—Vos grandes bottes polonaises? et dans quel but?
—Probablement ce n’est pas dans le but de faire un poème; car si Boileau a dit fort sensément que, pour écrire un poème, il fallait du temps et du goût, il n’a pas ajouté que des bottes fussent nécessaires. Encore une fois, je veux mes bottes polonaises pour aller à la chasse. Est-ce assez clair, monsieur Mascarille?
—A la chasse à la maladie, monsieur l’abbé.
—Maraud! à la chasse au loup, dans le bois.
—Allons, vite! mes bottes, et pas de dialogue.
—Voilà vos bottes, monsieur l’abbé. En vérité, vous n’avez pas de pitié de votre santé!