[56] On lisait, à ce propos, dans le Globe du 7 mai 1825:

«On a tort d'accuser les Jésuites de n'aimer ni les arts, ni les beaux vers, ni les femmes: tout Paris ignore donc qu'à Sainte-Geneviève, au-dessus du maître-autel, entre le ciel et la terre, il y a quinze jours, s'est tenue une véritable séance d'académie romaine! C'était une fête à la Léon X. Deux fauteuils d'honneur, un pour le peintre, un pour Corinne. Quarante amis, les uns, fixés sur les tableaux et sur la muse, d'autres en prières et en recueillement pieux; et la voix tombant des cieux comme celle de la sainte bergère, et allant faire tressaillir, dans un coin obscur des catacombes, les cendres oubliées d'un poète et d'un philosophe: n'est-ce donc pas un tableau merveilleux, digne presque des jours de la Grèce? Apelle, prends ton pinceau, et rends-nous cette scène magique: nous la placerons dans l'église souterraine: tu seras l'Alpha et l'Omega de notre vieux Panthéon.»

[57] Lettre inédite.

[58] Le duc de Doudeauville.

[59] Lettre inédite.

[60] Lettre inédite.

[61] Lettres à Lamartine, p. 50.

[62] Car Lamartine s'y prit à deux ou trois fois, comme il faisait souvent.—La fin de cette élégie n'arriva à Delphine qu'au commencement de janvier 1827, comme en témoigne une lettre de Sophie Gay au poète, datée du 4:

«En vérité, le ciel ne fait ni mieux ni plus vite. Cette seconde partie est encore plus admirable que l'autre. Delphine s'est empressée de les lire toutes deux au petit nombre de gens dignes que nous voyons ici (à Rome). Français, Italiens, Russes, tous ont admiré les grandes pensées, l'harmonie de ces beaux vers; enfin, ils obtiennent presque le succès qu'ils méritent...» (Lettres à Lamartine, p. 52.)

Un an plus tard, Lamartine récitait sa pièce dans le salon de Sophie Gay à Paris, et Villemain, qui assistait à cette audition, la lisait le lendemain, à son cours, au Collège de France.