[214] Cette lettre, datée du 7 octobre 1850, a été publiée par Jules Claretie dans le Temps du 11 juin 1908. Elle était adressée au docteur Nacquart, qui fut le médecin dévoué de Balzac.
«Permettez-moi, lui disait Mme Hanska, de vous offrir un objet qui a appartenu à votre illustre ami... Cette canne, que je prends la liberté de vous offrir, et dont on a beaucoup parlé dans le temps, cette fameuse canne dont tout le mystère consiste en une petite chaîne de jeune fille qui a servi à faire sa pomme, vous rappellera non seulement cet ami si cher, mais aussi cette jeune fille, devenue, avec les années la triste et malheureuse femme dont vous avez essayé de soutenir le courage et de calmer la douleur...»—La canne de Balzac appartient aujourd'hui à Mme la baronne de Fontenay, fille du docteur Nacquart.
[215] Roman de Mme de Girardin paru en 1835, chez Dumont, 2 vol. in-8o.
[216] L'autographe de cette lettre appartient au comte Primoli.
[217] Les lettres de Théophile Gautier sont extrêmement rares. D'abord il en a écrit très peu, sous prétexte que c'était de la copie qui n'était pas payée et puis le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul leur a fait pendant vingt ans une chasse effrénée. En dehors de ce petit billet inédit vraiment amusant, je n'en ai trouvé qu'un autre de Théo dans les papiers de Delphine. Le voici: «Madame, je suis aux regrets de m'être engagé aujourd'hui, mais j'irai le soir et j'assisterai au bouquet de feu d'artifice qui se tirera après le dessert; comme les gamins dans les fêtes publiques je reviendrai avec cinq ou six fusées. A vos pieds.»
[218] Lettre inédite.
[219] Le 18 juillet de la même année, Balzac écrivait encore à son amie: «Je suis revenu à 1 heure du matin de chez Mme de Girardin. Le dîner était donné pour Mme de Hahn, fameuse actrice d'Allemagne, qu'un monsieur doué de cinquante mille francs de rente a retirée de la scène et qu'il a épousée en dépit de tous les hobereaux de sa famille et de sa caste. Mme de Girardin avait ses deux grands hommes, Hugo et Lamartine... Le dîner a fini à dix heures. A la suite d'une tartine politique de Hugo, je me suis laissé aller à une improvisation où je l'ai combattu et battu, avec quelque succès, je vous assure. Lamartine en a paru charmé; il m'en a remercié avec effusion... J'ai conquis Lamartine par mon appréciation de son dernier discours (sur les affaires de Syrie) et j'ai été sincère, comme toujours, car véritablement ce discours est magnifique d'un bout à l'autre. Lamartine a été bien grand, bien éclatant pendant cette session.» (Corresp. de Balzac.)
[220] Théophile Gautier, souvenirs intimes, par Ernest Feydeau, p. 120.
[221] Cf. la Genèse d'un roman de Balzac, par le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul.
[222] Première partie de la Rabouilleuse, qui parut dans la Presse au mois de février 1841.