Le vicomte d'Escal—Parbleu, vous ne les confiez à personne.
Le Président.—Mieux vaut une abstention digne qu'une action irréfléchie.
Le vicomte d'Escal.—Il y a cinquante ans que vous vous abstenez dignement.
Le Président.—Mon cher vicomte, vous m'interrompez avec une opiniâtreté inconcevable. Je vous cède la parole.
Le vicomte d'Escal.—Merci, je l'accepte. Messieurs, voici en deux mots mon sentiment. Certainement, M. de Mérigue est blâmable d'avoir agi sans nous consulter, mais, outre qu'il ignorait probablement notre existence...
Le Président.—Un royaliste ne peut pas ignorer...
Le vicomte d'Escal.—Pardon! voilà que c'est vous qui m'interrompez, maintenant... je continue: nous nous trouvons en présence d'un fait accompli.
Monsieur de Prunières.—Hélas! oui, malheureusement.
Le vicomte d'Escal.—Comment, hélas? et d'un fait crânement accompli.
Le chevalier de Sainte-Gauburge.—Qu'importe la crânerie?