[12] Page 224, lignes 7 et 8. — Nous le nommons, nous, Presto ou Presteanni. Voici d’où provenait cette appellation : Marco Polo, et quelques autres anciens voyageurs, avaient écrit qu’il existait en Asie un empire dont le souverain s’appelait Preteianni et professait le christianisme. Jean II, roi de Portugal, ayant envoyé plusieurs personnes à la recherche du susdit empire, un de ses ambassadeurs s’arrêta sur la côte occidentale de la mer Rouge, et entendit parler de l’empereur d’Abyssinie. Comme on lui affirma qu’il était chrétien, qu’il portait la croix en main, et que tous les empereurs de cet État devaient prendre les ordres sacrés avant de monter sur le trône, l’envoyé du roi de Portugal crut avoir trouvé le Preteianni qu’il avait ordre de chercher en Asie. Sa relation passa pour vraie, et c’est depuis lors qu’on tenait l’empereur d’Abyssinie pour le véritable Preteianni, et qu’on regardait celui d’Asie comme n’existant pas.

CHANT XXXIV.

[13] Page 231, ligne 1. — Qui ressemblent par le courage à Calaïs et à Zéthès. Calaïs et Zéthès étaient fils de Borée et d’Oritie. Ils chassèrent jusqu’aux Strophades les Harpies qui souillaient les tables de Phinée, roi de Thrace.

CHANT XXXVI.

[14] Page 275, lignes 7 et 8. — Dans cette guerre où vous ornâtes nos églises de drapeaux enlevés aux ennemis. Arioste parle de la guerre entre Venise et les seigneurs d’Este, en 1509, dans laquelle le cardinal Hippolyte remporta la victoire du 22 décembre, dont il a déjà été question au Chant III. Après la bataille, Hippolyte fit suspendre dans l’église de Ferrare les drapeaux enlevés aux ennemis.

FIN DES NOTES DU TOME TROISIÈME

TABLES DES MATIÈRES DU TOME TROISIÈME

Pages.

ROLAND FURIEUX

Chant XXVI. — Le chevalier rencontré sur le lieuoù Maugis et Vivian doivent être livrés est Marphise.Les Mayençais, auxquels s’était adjointeune nombreuse troupe de Maures, sont défaits, etles deux prisonniers sont délivrés. Maugis donnela signification des figures sculptées sur la fontainede Merlin. Survient Hippalque sans Frontin.Roger va avec elle pour le ravoir. Combatentre Mandricard et Marphise, interrompu parRodomont qui décide Marphise à se rendre aucamp d’Agramant. Roger vient à la fontaine, où,par suite de divers incidents, s’élève une querelleentre les guerriers païens. Maugis y metfin en éloignant Doralice par ses enchantements.Les quatre guerriers se dirigent vers Paris.

[1]

Chant XXVII. — Mandricard, Roger, Rodomontet Marphise, suivant les traces de Doralice, arriventsous les murs de Paris. Ils assaillent l’arméechrétienne et repoussent Charles au dedans desmurailles. Cela fait, ils reviennent à leur premièrequerelle. Le roi d’Afrique laisse à Doralicele choix entre Mandricard et Rodomont. Ce dernierest repoussé, et part plein de dépit, dansl’intention de s’en retourner en Afrique. Il logeun soir dans une hôtellerie sur les bords de laSaône.

[36]

Chant XXVIII. — L’hôtelier conte à Rodomontl’histoire de Joconde. Rodomont, ayant changéson premier dessein d’aller en Afrique, s’arrêtedans une petite chapelle abandonnée où arriveIsabelle avec l’ermite, conduisant les restes mortelsde Zerbin. Le païen veut détourner Isabellede la résolution qu’elle a prise de se retirerdu monde, et s’impatiente des remontrances del’ermite.

[71]

Chant XXIX. — Triste fin de l’ermite. Isabelle,pour conserver sa chasteté, amène par une pieuseruse Rodomont à lui trancher la tête. Le païenconstruit un pont étroit sur le fleuve voisin, etfait prisonniers les chevaliers qui y arrivent, oules tue ; il place leurs armes comme un trophéesur la tombe d’Isabelle. Arrive en cet endroit Rolandqui se prend de querelle avec Rodomont, lejette dans le fleuve, et donne de nombreusespreuves de sa folie.

[98]

Chant XXX. — Étranges preuves de folie de Roland. — Mandricardet Roger combattent l’uncontre l’autre pour l’écu d’Hector et l’épée deRoland. Roger est blessé et Mandricard est tué. — Bradamantereçoit des mains d’Hippalque lalettre de Roger et se plaint de lui. — Renaudvient à Montauban, et emmène avec lui ses frèreset ses cousins au secours de Charles.

[117]

Chant XXXI. — Funestes effets de la jalousie. — Combatde Renaud et de Guidon le Sauvage. Cedernier est reconnu, et se joint à la troupe desguerriers de Montauban qui, réunis aux forcesdont dispose Charles, fait un grand carnage desMaures. — Brandimart va avec Fleur-de-Lys surles traces de Roland, et arrive au petit pontconstruit par Rodomont dont il devient prisonnier. — L’arméedes Sarrasins se retire à Arles.

[141]

Chant XXXII. — Mesures prises par Agramantpour renforcer son armée. — Bradamante, jalousede Roger à cause de Marphise, quitte son châteauet arrive à la Roche-Tristan. Là, elle estobligée de combattre contre trois princes, etleur fait vider les arçons.

[169]

Chant XXXIII. — Dans une salle de la Roche-Tristan,Bradamante voit peintes sur les muraillesles guerres futures des Français en Italie.Défiée de nouveau par les trois princes qu’elleavait déjà battus, elle les enlève une secondefois de selle. — Renaud et Gradasse en viennentaux mains pour la possession de Bayard.Celui-ci, épouvanté par un monstrueux oiseau,s’enfuit dans un bois, et le combat se trouvesuspendu. — Astolphe va en Éthiopie sur l’Hippogriffe.Là, par le son de son cor, il chasse dansl’enfer les Harpies qui infectaient les tables duroi Sénapes.

[197]

Chant XXXIV. — Astolphe, étant entré dans lagrotte par où l’on descend dans l’enfer, apprendd’une âme quelle peine est infligée à ceux quiméconnaissent l’amour d’autrui. De là il va dansle Paradis terrestre ; puis il passe dans laLune, où on lui donne le moyen de rendre laraison à Roland. Description du palais desParques.

[230]

Chant XXXV. — Éloge du cardinal d’Este. Lepoète montre comment le temps efface les nomsdes hommes obscurs et voue à une immortellerenommée ceux des hommes illustres. — Bradamantedéfie Rodomont, le jette dans le fleuve,et suspend son armure à la tombe d’Isabelle.Elle combat contre Serpentin, Grandonio et Ferragus,qu’elle jette tour à tour hors de selle.Elle appelle Roger au combat.

[253]

Chant XXXVI. — Bradamante persistant à défierRoger, Marphise qui a prévenu ce dernier, est renverséeplusieurs fois par la lance enchantée ; alorss’élève une mêlée générale entre les chevaliers del’un et l’autre camp, qui étaient restés jusque-làspectateurs de la lutte. Bradamante, qui parmi euxa reconnu Roger, s’acharne contre lui ; mais, nepouvant se résoudre à lui faire outrage, elle sejette sur les Maures et les disperse. S’étant ensuiteretirée avec Roger en un endroit écarté, où s’élèveun mausolée, survient Marphise, à laquelleBradamante s’attaque de nouveau. Roger s’efforceen vain de séparer les deux adversaires ; pendantqu’il est lui-même aux prises avec l’obstinée Marphise,une voix sortant du mausolée leur apprendqu’ils sont frère et sœur.

[274]

Notes

[297]

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOME TROISIÈME.