«Ainsi, mon cher Sériakoff, nous sommes d'accord ou à peu près, et voici l'incident soulevé par vous au sujet de ce pauvre meinherr Ebermann, réduit à ses proportions réelles.
—Eh! donc, mon cher, si je me suis ainsi emballé, c'est que ce vieux géographe distillait mot à mot son venin avec une intention marquée d'être désagréable aux Français.
«Ma parole! s'il avait été plus jeune...
—Vous nous haïssez donc bien! vous, nos amis d'hier?
«Vraiment, à vous entendre, on dirait que vous êtes Français.
—Vous voudriez peut-être que mes amis de là-bas vous portassent dans leur cœur!
—Je ne demande pas l'impossible.
«Je trouve seulement que les Français ont la rancune tenace.
—Sacrebleu! Comme vous pratiquez généreusement le pardon des injures que vous avez commises, vous autres Allemands.
—Je ne comprends pas.