—Bravo! s'écrie le Russe enthousiasmé, bravo! mon vaillant Français.

—Mon cher d'Ambrieux, dit à son tour sir Arthur Leslie, vous parlez en gentleman et en patriote.

«Croyez à ma vive sympathie et à ma profonde estime.»

Pregel, ne trouvant rien à répondre, s'inclina courtoisement.

«Cependant, continua d'Ambrieux de sa voix vibrante, ce que notre gouvernement, sollicité par de si graves intérêts, ne peut pas, ne doit pas entreprendre, un simple particulier aurait peut-être la faculté de le tenter.

«Somme toute, il n'y a pas, que je sache, péril en la demeure, et en cas de conflit immédiat, ce ne serait toujours qu'un volontaire de moins.

«Monsieur Pregel, voulez-vous accepter un défi?

—Monsieur d'Ambrieux, répondit l'Allemand, sans entrer dans des considérations d'ordre purement sentimental que j'admets et respecte chez vos concitoyens, j'accepte votre défi, à la condition toutefois qu'il ne doive susciter aucun incident capable de mettre aux prises nos gouvernements.

—Je l'entends bien ainsi.

«Je possède une fortune considérable... Vous aussi, peut-être.