«J'en suis heureux pour ceux de la flotte.

«La fin finale de la chose, capitaine, c'est que nous avons entendu, sans le vouloir, tout ce que vous a raconté ce failli gabier de poulaine, rapport à la chose de le ramener en Europe lui et toute sa sacrée séquelle de cancrelats...

«Dont qu'y faudrait renoncer à planter les couleurs là-bas, au pivot du monde, ousque personne n'a pu arriver.

«Bon sang!... bon Dieu!... ce que ça nous déralinguait la fressure de ne pas pouvoir lui suiffer ses manœuvres dormantes.

«Mais, bref là-dessus! Vous lui avez parlé en vrai matelot du pays de France, et, dame! vos paroles nous ont réchauffé le cœur.

«Foi d'homme et de Breton, capitaine, ça m'a sauté dans la poitrine, quand vous lui avez dit: «Et puis, nous autres marins, nous avons une tradition: on ne se rend pas!»

—Non!... jamais!... rugissent d'une seule voix les matelots enthousiasmés.

—C'est pour ça, capitaine, que moi, le plus ancien du bord, je viens vous dire au nom de tout un chacun: Ponantais, Mokos, ou Parisiens: comptez sur nous.

«Qu'y s'agisse d'endurer le froid, la faim, la maladie et tout le tremblement des misères... de faire sauter ce fier navire que nous aimons comme la patrie, ou de laisser nos os dans le pays des glaces, nous vous suivrons partout!...

«Dans une croisière comme celle-ci, il faut plus que de la discipline... il faut du dévouement.