Il recevait le serment que les officiers de son service devaient à l'empereur, et celui des employés et des gens à gages, ainsi que celui des maîtres-ouvriers travaillant pour les écuries impériales.

Le grand-écuyer accompagnait toujours Sa Majesté à l'armée.

Il portait à l'armée, en l'absence du connétable, l'épée de Sa Majesté.

Si le cheval de Sa Majesté était tué ou venait à tomber, c'était à lui à relever Sa Majesté et à lui offrir le sien.

Il faisait, en toute occasion, le service d'honneur, quand il était près de Sa Majesté, de préférence aux écuyers qui étaient de service auprès d'elle.

À l'armée, le grand-écuyer logeait aussi près que possible de Sa Majesté, afin de se trouver toujours près d'elle quand elle sortait. Il prenait lui-même ses ordres à son lever et à son coucher.

Il partageait à cheval la croupe de celui de sa Majesté avec le colonel-général de service. Il était à gauche, afin de se trouver toujours au montoir. Dans les défilés, ou sur un pont étroit, il suivait immédiatement Sa Majesté, afin d'être à même de prendre son cheval, si elle voulait mettre pied à terre, ou de la soutenir au besoin.

En cortége ou en route, il allait dans la voiture qui précédait celle de Sa Majesté, celles des princes de la famille impériale ou de l'empire.

Il nommait le premier et le second page, sur la proposition du gouverneur, et l'avis des sous-gouverneurs et maîtres.

Il nommait le médecin et le chirurgien des pages, ainsi que les employés de la bouche et du service des pages et les gagistes de son service.