Le jour de la cérémonie, il faisait exécuter ponctuellement toutes les parties du cérémonial, se tenait, pendant la cérémonie, en avant et près de Sa Majesté, et prenait ses ordres à chaque partie de la cérémonie.

L'empereur avait douze aides-de-camp. Ils prenaient rang entre eux, non par leur grade militaire, mais par leur ancienneté de service auprès de Sa Majesté.

Il y avait toujours un aide-de-camp de jour auprès de l'empereur: l'aide-de-camp entrant et celui sortant devaient s'y trouver et prendre ses ordres.

L'aide-de-camp de jour avait toujours un cheval sellé ou une voiture attelée, dans une remise du palais, et à portée pour pouvoir être à même de remplir les commissions que l'empereur voulait lui donner.

Depuis le moment où l'empereur était couché, l'aide-de-camp de jour était plus spécialement chargé de la garde de sa personne, et il couchait dans la pièce voisine de celle dans laquelle Sa Majesté reposait.

Toute dépêche arrivant la nuit pour l'empereur était remise à l'aide-de-camp de jour: qui que ce fût ne pouvait entrer dans la pièce dans laquelle Sa Majesté reposait, ni dans celle de l'aide-de-camp, et dont il tenait la porte fermée en dedans par un verrou: il allait recevoir dans le premier salon ou dans la pièce qui précédait, la personne qui voulait lui parler ou lui remettre une dépêche; en revenant il devait fermer le verrou sur lui; pour que l'on ne pût le suivre ni dans son appartement, ni dans la chambre à coucher de l'empereur; et alors seulement il frappait à la porte de l'empereur.

L'aide-de-camp de jour pouvait introduire les personnes qui avaient à parler à Sa Majesté, soit qu'elle se tînt dans le grand appartement de représentation, ou dans celui d'honneur, ou dans l'intérieur; mais il ne le faisait que par une commission spéciale de l'empereur.

Quand, d'après l'ordre de l'empereur, l'aide-de-camp de jour devait lui parler, il pouvait se présenter à la porte de l'appartement dans lequel se trouvait Sa Majesté; mais quand ce n'était pas pour affaire pressante et par ordre de l'empereur, il devait se faire introduire par le chambellan.

Quand Sa Majesté sortait avec un piquet, et qu'elle avait demandé deux voitures, l'aide-de-camp de jour se plaçait dans la seconde avec le chambellan de jour.

À la chasse à tir, l'aide-de-camp de jour se tenait à cheval derrière l'empereur.