au général chasseloup.
L'empereur, général, ordonne que vous vous rendiez sur-le-champ devant Stralsund, pour prendre directement le commandement du génie. L'intention de Sa Majesté est qu'on fasse à la fois trois attaques, et que la place soit enlevée le plus tôt qu'il sera possible. Je donne des ordres au général Songis pour faire arriver toute l'artillerie et les munitions nécessaires de votre côté; portez devant Stralsund le personnel et le matériel du génie que vous jugerez nécessaire pour déployer promptement la plus grande vigueur contre cette place. Destinez le reste de l'argent que pouvez encore avoir à votre disposition, aux ouvrages à faire devant Stralsund. L'empereur me charge de vous dire qu'il compte sur votre zèle.
Berlin, le 25 juillet 1807.
au général songis.
Je vous préviens, général, que je viens de donner ordre au général Chasseloup d'aller prendre le commandement du siége de Stralsund, auquel Sa Majesté porte une grande sollicitude. L'intention de l'empereur, général, est que vous donniez sur-le-champ les ordres nécessaires pour que l'artillerie de siége arrive le plus promptement possible, et en grande quantité, devant Stralsund, de manière que l'on puisse faire à la fois trois attaques, et que cette place soit promptement enlevée. Envoyez le personnel et le matériel d'artillerie nécessaire. Désignez un général pour commander l'artillerie de siége sous le général Lacombe-Saint-Michel. Donnez les ordres pour que toutes les nouvelles compagnies d'artillerie qui arrivent de France, et qui sont à Magdebourg ou ailleurs, qui n'ont point fait la guerre, soient envoyées directement sur Stralsund pour y pousser vigoureusement le siége.
Faites-moi connaître à Berlin les dispositions que vous aurez faites. Je compte me rendre moi-même à Stralsund pour en voir l'effet.
L'empereur s'en rapporte à votre zèle et à l'activité ordinaire du corps de l'artillerie.
Berlin, le 25 juillet 1807.
à s. a. r. le prince de ponte-corvo.
Vous verrez, M. le maréchal, par les ordres que j'ai expédiés aujourd'hui, que les Hollandais qui sont aux ordres du maréchal Brune retournent en Hollande, passant par Hambourg. Je donne également l'ordre à tous les Espagnols, même à ceux qui viennent de France, de se réunir à Hambourg, où ils serviront à former le noyau de l'armée qui vous est destinée; vous aurez donc sous vos ordres quinze cents Espagnols et quinze cents Hollandais; les quinze cents Hollandais se réuniront dans l'Oldembourg et dans l'Ostfrise sous les ordres du général hollandais, qui, en cas d'événement, y recevrait des ordres de vous. Les Espagnols formant le noyau de votre armée se réuniront à Hambourg, où vous établirez votre quartier-général.