(Note de l'éditeur.)
[47] À cette époque où s'est formée la confédération du Rhin, Francfort n'en faisait pas encore partie, et Bonaparte était très-indisposé contre cette ville, qui était l'entrepôt général des marchandises anglaises.
[48] On sait que la peine du général de Lajolais fut commuée en quatre années de détention, dans une prison d'état; que ses biens furent confisqués et vendus, et qu'il mourut au château d'If, bien au delà du terme marqué pour l'expiration de sa captivité.
(Note de l'éditeur.)
[49] Outre le prince Louis, les Prussiens perdirent en peu de jours deux de leurs meilleurs officiers généraux. Le général Schmettau, mort à Weimar de ses blessures, et au convoi duquel l'empereur assista; et le vieux duc de Brunswick, déjà plus que septuagénaire et couvert d'infirmités, lorsqu'il reçut à Auerstaedt une mort glorieuse.
«Le duc de Brunswick, grièvement blessé à la bataille d'Auerstaedt, arriva le 29 octobre à Altona. Son entrée dans cette ville fut un nouvel et frappant exemple des vicissitudes de la fortune. On vit un prince souverain, jouissant, à tort ou à raison, d'une grande réputation militaire, naguère puissant et tranquille dans sa capitale, maintenant battu et blessé à mort, faisant son entrée dans Altona, sur un misérable brancard porté par dix hommes, sans officiers, sans domestiques, escorté par une foule d'enfans et de vagabonds qui le pressaient par curiosité, déposé dans une mauvaise auberge, et tellement abattu par la fatigue et la douleur de ses yeux, que le lendemain de son arrivée le bruit de sa mort était général. Le malheureux duc fit appeler sur-le-champ le docteur Unzer pour apaiser les violentes douleurs que lui causait sa blessure. Dans le peu de jours que le duc de Brunswick y survécut, il ne vit que sa femme qui arriva auprès de lui le 1er novembre. Il refusa constamment toutes visites et mourut le 10 novembre.»
(Mémoires de M. de Bourrienne, tome vii, page 150.)
[50] Depuis madame Sébastiani, morte à Constantinople dans la brillante ambassade de son mari
[51] M. Sigismond de Berckeim fut dans la suite aide-de-camp du général Caulaincourt. Ce fut lui qui remit à l'électeur de Bade la lettre du premier consul, relative à l'arrestation du duc d'Enghien. Il n'apprit l'issue de cette déplorable mission qu'à son retour à Paris, où il arriva le même jour que le malheureux prince. Ce jeune et brave officier en apprenant le lendemain l'exécution de Vincennes, perdit entièrement la tête et resta long-temps dans ce cruel état.
[52] Ce jeune homme fut tué à Stockholm, dans un duel, à l'âge de vingt ans.