§ VII.

Enfin l'Académie celtique, qui devint l'Académie des antiquaires de France, s'adressa à notre ministre de l'intérieur; il s'empressa d'écrire, le 13 novembre 1807, une circulaire aux préfets pour leur recommander de faire recueillir et de lui adresser ce qu'il serait possible de rassembler de mots patois conservés dans leur département. C'était réparer le mal fait par le rapport de Grégoire.

L'appel de l'Académie celtique et du ministre fut entendu et fit naître plusieurs recueils de ces termes jusqu'alors dédaignés, tels que le Patois roman du pays de Vaud [9], le Vocabulaire vendéen, etc.

[Note 9: ][ (retour) ] Emmanuel Déveley fit imprimer, en 1824, la seconde édition de ses Observations sur le langage du pays de Vaud.

§ VIII.

Pendant le XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, les ouvrages sur les patois se multiplièrent. Nous n'allons citer que les principaux:

1753. Essai d'un Dictionnaire franc-comtois, publié par Mme Brun. Réimprimé en 1755.

1756. Dictionnaire languedocien, par l'abbé De S. (De Sauvage); nouvelle édition, 1785. 2 vol. in-8º.

1777. Dictionnaire roman, walon, celtique et tudesque, par Gabriel.

1787. Dictionnaire walon, par l'abbé Cambresier.