HAINGRE: malingre; souffreteux. D'æger, malade.
HAION (s. m.): broussailles disposées pour clore la brèche d'une haie. A.
HAIR (s. m.): chevelure. De hure. (Vire.)
HAIRE et non pas HÈRE. Voyez HURE.
HAIRE: hargneux, hargneuse. L.
HAIREQUELIER: mauvais sujet avec lequel il est difficile de traiter; fainéant. Des substantifs haire et querelleur. En langue romane, arquellier et harquelier. Ces mots désignaient, dit Roquefort, «un homme gagé par un religieux pour le mener faire la quête». Comme ces mendiants voyageaient loin de la surveillance de leurs supérieurs, ils se comportaient parfois assez mal pour exciter de justes plaintes. Aussi, dans le moyen-âge, on donnait le nom de harquelier ou hairequelier aux vagabonds et aux vauriens. Comme, pour la même cause, on parlait mal des pélerins, parmi lesquels se mêlaient des fainéants, des débauchés et des pillards, on fit le proverbe: Je connais le pélerin; c'est-à-dire: ce vaurien, ce faux pélerin ne me trompera pas.
HAIRGANE ou ERGANE: hargneux. B.
HAÏS (Je); tu HAÏS; il HAÏT: je hais, tu hais, il hait.
HAISET (s. m.): partie inférieure d'une porte coupée en deux. Du bas latin haisellus. En vieux français ainsi que dans l'Orne, haise: Comme Pierre Playart... vouloist mettre en une cour de la maison où il demeuroit, une haise qu'il avoit faite pour obvier que le bestail de la ville n'entrast en sa court. Lettres de grâce de 1371, citées dans Du Cange, t. III, p. 616, col. 1. On dit proverbialement des amoureux:
S'ils n'entrent par le haiset,