I.

I: il, ils. I court, i marchent, etc.: il court, ils marchent. Il s'emploie explétivement: ch'est-i-me? est-ce moi?

IAN: gland. Par aphérèse. Voyez ENS.

IANS; IAS: eaux. C'est comme taurias pour taureaux. On trouve cette sorte de pluriel dans nos vieux écrivains; par exemple, dans le fabliau du Tonneau que La Fontaine a imité dans son conte du Cuvier, on lit ces vers:

Au valet vint, et li proya

Qu'une partie li prestast

De sa maison, et li gardast

Ses dix toniax en son celier.

Dans ses Dictons du XIIIe siècle, Crapelet rapporte ces questions (page 76), faites en Normandie: Qui estiaus? où aliaus? dont veneaus? orthographiées ainsi dans les meilleurs manuscrits: où aliax? que quériax? dont veniax?

IARD: liard.