Bientôt, il ne fut plus permis à Facial de douter. Sa vie conjugale s'était trop profondément transformée. Pauline ne se donnait seulement plus la peine d'inventer des explications plausibles à ses étrangetés. Continuellement s'échangeaient entre eux des dialogues de ce genre-ci:
—Vous sortez? s'écriait Facial.
—Comme vous le voyez. Ne savez-vous pas que c'est mon habitude après le déjeuner?
—Où allez-vous! Vous ne me direz pas que c'est chez votre couturière: elle est venue ce matin.
—J'ai d'autres personnes à voir que ma couturière.
—Qui? Vous avez rendu toutes vos visites cette semaine.
—Vous voulez savoir qui? Je ne le sais pas moi-même. Les idées me viendront en route. Je vais me promener.
—Où?
—Si vous y tenez, faites-moi suivre.
—Je n'ai pas à vous espionner, mais je désire savoir ce que vous faites.