—Ah! Et celle de Sénéchal probablement?

—Méchante! Sénéchal ne va dans le monde que flanqué de sa femme, la Sénéchale, ainsi qu'on l'appelle, cette grosse dame confite dans ses prétentions. Avec elle, ce cher sénateur devient assommant; il pontifie comme dans la vénérable assemblée dont il est d'ailleurs un des pavots les plus hauts en fleur.

—Puis, deux ou trois «bonnes amies», je pense.

—Mme d'Orgely, Mme Sermais, la baronne Citre?

—Oui. Peut-être les Béhutin: et voilà.

—En fait d'hommes, c'est tout?

—Le vicomte, Sénéchal, Réderic, votre mari, le mien... mon Dieu, oui! à moins que l'une de ces dames n'amène aussi le sien, ce qui est peu probable, ces messieurs ne se montrant guère avant le dîner et ces dames étant charmées d'avoir un prétexte pour sortir sans leurs époux. Sous l'œil marital, elles sont moins libres de médire.

—Elles sont bien bonnes de se gêner! Avec ça que les messieurs s'en privent!

—Oui, mais avec les femmes des autres.

—Ou entre eux, ce qui est effrayant. Essayez un peu, comme je me suis quelquefois amusée à le faire, d'écouter à leur insu la conversation des hommes. Elle est épouvantable. Ils nous traitent comme de simples filles.