—Eh bien! dit Pauline, l'ablatif des adjectifs est en i: salubri, par conséquent.
—Comment, vous savez le latin? s'écria Facial stupéfait.
—Mais oui, répondit-elle; du moins ce que Marcelin en sait lui-même. Il m'arrive souvent de le faire étudier.
—Quelle drôle de femme vous êtes!
Lorsque Marcelin fut parti, Facial reprit:
—Nous n'avons eu que cet enfant: c'est tant mieux pour votre beauté et pour l'économie de notre fortune; mais, en réalité, c'est un tort. Il faut que les femmes soient fécondes; c'est leur rôle dans la société, et c'est aussi l'intérêt des maris, qui ne tiennent bien leurs femmes que par la maternité.
—Pensez-vous que celui-ci ne suffise pas à défrayer mes devoirs de mère?
—Oh! vous êtes admirable. Mais l'enfant devient grand; il vous échappera bientôt. Ne regretterez-vous pas de ne pas en avoir d'autres qui puissent occuper vos soins?
—Décidément, c'est à votre tour de me tenir en suspicion! Mon amour maternel comporte heureusement autre chose que le simple emploi de mon temps; et lorsque le lycée et plus tard la vie m'enlèveront mon fils, je ne l'en aimerai pas moins et n'en serai pas moins toujours prête à me sacrifier pour lui.
—Ce sont de nobles paroles assurément, et tant que vous serez dans ces sentiments je ne saurai que vous louer. L'amour d'une femme pour son mari et ses enfants est la meilleure garantie du mariage.