Sur les trois heures du matin, lorsqu'il quitta le restaurant, seul, après avoir pris part à toutes les folies auxquelles s'était livrée la bande joyeuse, son sang n'était guère disposé à le laisser tranquille. Et tandis qu'il fredonnait:
Il fouille, il fouille,
L'museau d'Dodore...
les bras, les décolletés, les poudres de riz, les odeurs d'essences, les cascades de rires et de cris féminins, qu'il venait de quitter, le poursuivaient avec insistance, fouettant sa sensualité.
«Il est encore temps, se disait-il haletant, tu peux retourner... Ou tu peux aller ailleurs.»
Il revoyait les poses et les mines provocantes de Rébecca, les allures et les plasticités des autres femmes; et, à défaut de Rébecca, il se demandait avec laquelle de ces dernières il aurait bien couché.
«Non, dit-il, chassons ces idées! Ce n'est pas maintenant que je vais me mettre à renier mes principes. D'ailleurs, ces drôlesses ne sont peut-être pas très sûres...»
La vision de sa femme vint alors se mêler à celles qui dansaient déjà une sarabande dans son esprit, sa femme en déshabillé, délurée et lascive, prenant des poses comme les autres.
«Pourvu qu'elle ne soit pas endormie, se dit-il... Bah! je la réveillerai...»
Arrivé chez lui, la tête tourbillonnante, Facial se déshabilla précipitamment, et, en caleçon, en pantoufles, un flambeau à la main, il voulut entrer dans la chambre à coucher de Pauline.
La porte était fermée.