—Lavez-vous un peu la tête. Et puis vous pourrez dormir, je ne vous empêcherai pas de dormir: nous dormirons ensemble. Venez vous mettre au lit.

—Je désire être seule; je suis malade.

—C'est-à-dire que vous allez prendre froid, et moi aussi, si nous restons comme cela. Couchons-nous.

—Écoutez, mon ami, supplia-t-elle doucement, j'ai une migraine horrible.

—Elle passera, croyez-moi. Savez-vous ce dont vous avez besoin? Je vais vous le dire...

Il se pencha sur elle avec un clignement d'œil polisson.

—Non, non, laissez-moi! fit-elle en élevant la voix et en s'écartant de lui nerveusement.

Mais elle avait compté sans la brutalité des appétits de son mari.

Affamé par l'aspect de ce corps à moitié nu, dont il n'avait jamais eu une si tenace envie, Facial se lança sur sa femme, la saisit d'un embrassement et plongea dans ses seins sa bouche goulue.

Pauline se raidit convulsivement. Avec une énergie désespérée, elle réussit à secouer celui qui ne lui paraissait plus qu'un atroce vampire, et, s'enfuyant à travers la chambre, alla se réfugier derrière une table.