—Je ne le crois guère.

—C'est que....

—Achevez.

—J'ai bien envie de faire un tour de valse.

—Ah! la raison est bonne, dit Christine en retrouvant son sourire; mais voilà les trois filles de l'ambassadeur d'Autriche; elles dansent comme des Péris.... ou des Allemandes.

—Je voudrais danser avec une Suédoise.

—Justement! voici venir la jolie Mina de Welfen: invitez-la, vous allez faire son bonheur.

—J'aimerais mieux faire le mien! Madame la comtesse, c'est avec vous que je voudrais avoir l'honneur de valser.»

L'orchestre achevait le prélude de l'Invitation, de Weber. Elle faisait fureur alors à Stockholm comme à Paris. La comtesse se leva, et, sans dire un mot, elle mit sa main dans celle de Georges. Deux couples passèrent en valsant dans le boudoir. Georges et Christine les suivirent et entrèrent dans le tourbillon.

«Je crois que j'ai oublié! murmura la comtesse en essayant ses premiers pas.