Hurricane est touché, il s'affaisse, les bras du postier le reçoivent.
Quelques hardis compagnons couvrent leur retraite. La porte est là. Sauvés. Hélas! l'entrée est barrée par le shérif et les policemen. Grégory recule. La vue du policier a refait l'unanimité dans la salle. La foule se précipite, submerge les agents et passe dans une ruée.
Une dancing-girl glisse à l'oreille du postier :
— Portez-le chez moi, c'est ici, à deux pas. Venez.
Tandis que Gregory dépose son camarade sur un fauteuil-lit, la fille s'empresse. Elle apporte une cuvette, des linges, du coton. Le postier déshabille Hurricane. Sur la chemise, une tache de sang à droite ; une autre tache plus bas ; à la cuisse une autre.
Le postier tâte du doigt chaque blessure. Le blessé a une plainte. Land énumère :
— Sous la clavicule, une, on l'aura ; entre la troisième et la quatrième côte, deux, blessure en séton… ne compte pas. L'artère fémorale n'est pas intéressée, et de trois. Ça va, ça va, ça va bien. C'est-à-dire que ça aurait pu aller plus mal.
La danseuse panse Hurricane avec dextérité. Les hémorragies s'arrêtent, les plaies sont bandées, on couche le malade.
— Mettez-le sur mon lit.
— Et vous?