Le 13 mai 1862, il recevait le titre d’évêque d’Anemour et de vicaire apostolique d’Athabaska-Mackenzie. Il prit à Saint Martin sa devise : « Non recuso laborem, je ne refuse pas le travail. »
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Mgr Grandin. — Vital-Justin Grandin, né à Saint-Pierre-sur-Orthe (Mayenne), le 8 février 1829. Il fut « l’évêque pouilleux », celui qui fit l’abandon absolu de soi-même, qui, brisé par le mal, marchait quand même, trouvant dans sa souffrance même une façon de louanger le Seigneur.
Missionnaire accompli, administrateur sans reproche, il fut l’âme des missions du Grand Nord.
En 1855, il assista le Père Faraud à la Nativité, il apprit le montagnais sur les bords de la rivière au Sel, en juillet 1858 il reçut le redoutable honneur de l’épiscopat : évêque de Satala, in partibus infidelium. En 1872, il devenait le premier évêque de Saint-Albert, où il mourut le 3 juin 1902.
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Mgr Clut. — Isidore Clut, « l’évêque de peine », né le 11 février 1832, à Saint-Rambert-de-Rhône. Le 8 décembre 1854, il est Oblat, le 20 décembre 1857 il est prêtre, le 7 octobre 1858 il arrive au bord du lac Athabaska, neuf ans après c’est là qu’il reçoit la consécration épiscopale (15 août 1867).
Ce fut lui qui tenta avec le Père Lecorre l’évangélisation du Yukon et de l’Alaska. Pour ce faire ils descendirent le Mackenzie et de la pointe du delta se dirigèrent à pied vers les montagnes Rocheuses ; transportant leur canot ils atteignirent enfin la Porcupine, qu’ils suivirent jusqu’au Yukon.
Il passa d’horribles nuits sous le cercle polaire, mais il portait en lui le soleil de la Foi. Il aima ses chers sauvages avec passion. Il mourut ayant accompli son œuvre, le 31 juillet 1903, à la mission de Saint-Bernard, sur le bord du Petit Lac des Esclaves.
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