Par-dessus la redoutable barrière de la banquise, la côte se dessinait, coupée d’arêtes, hostile : Groenland. « Terre verte ! », s’écriait le réprouvé, qui ajoutait facétieux : « Un beau nom fait toujours bien. »


On était en 983.


De Brattahild, la nef reprit sa course. Eric le Rouge et son fils Lief descendirent la côte du Labrador et pénétrèrent dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Les fils d’Islande suivent la tradition, la terre canadienne les appelle, cette terre qu’ils découvrirent les premiers, avant les Dieppois, qui cependant devancèrent Colomb.


Les Dieppois avaient à leur bord un certain Martin Alonso Pinzon, mauvaise tête, mais bon marin.

Le capitaine, un jour, le débarqua à Rejkjavik.