Fig. 45
Dans ces conditions, le centre de pression se déplace et se rapproche d'autant plus du «bord avant» de la surface qui se meut, que l'inclinaison de celle-ci est plus accentuée vers l'horizontale.
En 1870, Joessel a donné la formule mathématique avec laquelle on détermine la position du centre de pression sur un plan déplacé dans un fluide avec une obliquité connue; mais, sans faire aucun calcul, par un simple tracé linéaire, cette position peut être déterminée de la façon suivante:
Supposons en AB le plan considéré, d'abord perpendiculaire à sa direction, indiquée par la flèche. Le centre de pression est alors au milieu de ce plan, en C (fig. [44], page [50]).
Fig. 40.—Biplan du Capitaine Ferber (No IX).
Pour savoir où sera le centre de pression sur ce plan s'il occupe une des positions AB1, AB2, AB3, etc., ou toute autre position intermédiaire, on trace sur AB un demi-cercle tangent à l'extrémité A et d'un diamètre égal à 3/10e de AB. On reporte ensuite sur chacune des positions considérées B1, B2, B3, B4, etc., une distance égale à 2/10e de AB à partir de la courbe du demi-cercle tangent à A. Cette distance donne les points cp1, cp2, cp3, cp4, etc., qui sont les centres de pression du plan pour chacune des positions AB1, AB2, AB3, AB4, etc. (p. [50]).
On aurait de même le centre de pression pour toute autre position intermédiaire du plan AB depuis la perpendiculaire jusqu'au plus petit angle que ce plan pourrait faire avec l'horizontale.