La marche du plan sustentateur en position oblique manque donc essentiellement de stabilité longitudinale. C'est pour cela que la Nature a doté les oiseaux d'une queue et qu'il faut imiter ce dispositif dans la construction de l'aéroplane.

On ajoute à son plan, ou ses plans porteurs, un plan stabilisateur généralement placé à l'arrière de l'appareil qui joue le rôle de la queue de l'oiseau en empêchant la surface portante de basculer, par un équilibrage automatique des forces qui la sollicitent.

Fig. 52

Schéma d'aéroplane biplan, en plan et en élévation de profil.

Grâce à ce dispositif, représenté en schéma par les figures [49] et [50], on voit que si l'angle d'attaque est petit (environ 6°, fig. [49]), le plan stabilisateur placé loin en arrière du plan de sustentation, auquel il est relié par un châssis rigide, rencontre dans l'air un minimum de résistance par suite de cette grande inclinaison vers l'horizontale (pp. 58 et 59).

Fig. 54