Sierra Leone.
CONCLUSION
Étendue de nos possessions. — Causes de la dépopulation. — Moyen d’y remédier. — Résultats à attendre de la pénétration. — Richesse de notre domaine colonial. — Moyen de l’exploiter.
L’examen de la [carte] ci-jointe montre que le programme si éminemment élaboré par les généraux Faidherbe et Brière de l’Isle a été pleinement rempli. Tandis que le général Borgnis-Desbordes, les colonels Boilève, Combe, Frey, Gallieni et Archinard, nos commandants supérieurs du Soudan français, assuraient notre influence entre le Sénégal et le Niger et plaçaient une partie de la rive droite de ce fleuve sous notre protectorat, nous avons eu la bonne fortune, Treich et moi, de relier par des traités nos établissements du Soudan français à ceux de la Côte de l’Or française.
On peut aller aujourd’hui du cap Blanc au golfe de Guinée et du cap Vert à Say sans quitter le territoire soumis à l’autorité française.
Sans faire entrer en ligne de compte les territoires qui relient l’Algérie au Sénégal et concédés à notre influence par la récente convention franco-anglaise, notre domaine colonial noir comprend une étendue à peu près égale à quatre fois la superficie de la France, c’est-à-dire de plus de deux millions de kilomètres carrés.
Seules, dans cet océan de terres, se noient les enclaves anglaises de la Gambie, de Sierra Leone, de la Guinée portugaise et de la république de Liberia.
L’heure est sonnée ; il faut maintenant et avant tout songer à l’extension de notre commerce national et exploiter pour le mieux de nos intérêts ces vastes régions.