Pendant son règne il affranchit son pays de la suzeraineté du Melli. Et à sa mort, son frère Suleyman Nar lui succéda, avec le titre de Sonni Suleyman Nar.

C’est de ce moment-là, de l’avènement de Sonni Ali Kilnou (vers 1331), que date vraisemblablement l’origine de l’appellation Sonni-nké. Et je l’explique comme il suit. Sonni Ali Kilnou ayant réussi à affranchir dans une certaine mesure son pays de la domination de Melle, il lui fallut des partisans, car les Sonr’ay, à eux seuls, n’étaient pas assez puissants pour soutenir le roi qu’ils venaient de se donner. Ce furent donc un certain nombre de familles wakoré ou mandé qui embrassèrent sa cause, et par ce fait furent nommées Sonni-nké, « hommes de Sonni ». D’autres Mandé, au contraire, soutinrent l’ancienne dynastie, celle des Za, dans laquelle ils comptaient de nombreux parents, les Barou et Kérou. Ceux-là, au lieu d’être partisans des Sonni, restèrent partisans des Za, et pour le prouver ils prirent le nom de Diou-la, comme je l’ai dit au chapitre précédent, « qui sont du trône, de la souche ».

Sonni Ali et ses successeurs luttèrent en vain contre les autres Mandé (le royaume de Melle) ; ils ne réussirent que longtemps après à s’affranchir totalement.

Ce fut le seizième roi de la nouvelle dynastie, qui portait également le nom de Sonni Ali, auquel était réservée la gloire d’affranchir son pays.

Son avènement date de 1465.

En 1469 il s’empare de Tombouctou sur le Mali,

Fait le Bakhounou tributaire,

Hâte et provoque la chute de Melle,

S’empare de Djenné, qui avait toujours résisté aux Mali.

Fonde Agadès.