CAMEL—La police! . . . Je suis sauvé . . . Policemen, arrêtez cet homme, c'est un échappé de la prison; il a une lettre de grâce obtenue sous de faux prétextes: je le prouverai; arrêtez-le!
UN POLICEMAN—Le nommé Joseph Camel est-il ici?
CAMEL—C'est moi.
UN POLICEMAN—Eh bien, je vous arrête comme faussaire; voici mon warrant.
CAMEL—Malédiction! . . . (Les policemen l'entraînent.)
FÉLIX—Bon! misérable! . . . C'est à ton tour . . .
POUTRÉ—Dieu est juste! . . . (Camel et les policemen sortent.) Enfin, c'est donc bien toi, mon cher Félix; on m'avait dit que tu étais condamné à mort . . .
FÉLIX—Ah bien oui, on n'a seulement pas fait mon procès. J'ai fait le fou: c'est très peu héroïque, mais c'est cela qui m'a sauvé . . .
POUTRÉ—Comment, tu n'a pas été fou?
FÉLIX—Pas plus qu'aujourd'hui, et j'ai à vous demander pardon pour la manière dont je vous ai traité vous-même. C'était pour sauver ma tête et pour vous épargner des pleurs.