Inexplicable essence, insaisissable flamme,

Une fois exhalée, en nous tout est néant.

Plus tard on reviendra à l'espoir du néant:

Le néant vous appelle et l'oubli vous réclame.

Quand il vous faut mourir, pourquoi vouloir vivre,

Vous qui ne croyez pas et n'avez pas d'espoir?

Dans l'immobilité savourer lentement,

Comme un philtre endormeur, l'anéantissement:

Voilà quel est mon vœu.

On n'est pas aussi certain qu'on s'en vante, devant ce néant. Aussi on aspire à un néant qui n'est qu'une fontaine de Jouvence: