Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux,
Le rocher refrogné dans sa barbe de ronce,
L'ardente solfatare avec la pierre-ponce,
Sont moins secs et moins morts aux végétations,
Que le roc de mon cœur ne l'est aux passions.
N'importe à quel âge on le suive, on est forcé de regarder comme la clef de son Dépit Amoureux ces vers de la Thébaïde:
J'ai mis sur un plateau de toile d'araignée
L'amour qu'en mon chemin j'ai reçue et donnée;
Puis sur l'autre plateau deux grains de vermillon
Impalpable, qui teint l'aile du papillon,