Lebrac fut héroïque, simplement.
Il souleva derechef le couvercle de sa case, ouvrit son histoire de France et tendit au père Simon—sacrifiant sur l’autel de la petite patrie Longevernoise le premier gage, si cher à son cœur, de ses jeunes amours,—il tendit à cette sinistre fripouille de maître d’école l’image que la sœur de Tintin lui avait donnée comme emblème de sa foi, une tulipe ou une pensée écarlate sur champ d’azur avec, on s’en souvient, ce mot passionné: souvenir.
Lebrac se jura d’ailleurs, si l’autre ne la déchirait pas immédiatement, d’aller la rechiper dans son bureau, la première fois qu’il serait de balayage ou que le maître tournerait le pied pour une raison ou pour une autre.
Quelles émotions n’éprouva-t-il pas l’instant d’après quand l’instituteur regagna son bureau!
Mais la chute des boutons ne s’expliquait guère.
Lebrac dut avouer, en bafouillant, qu’il troquait l’image contre des boutons... Ce genre de négoce n’en restait pas moins bizarre et mystérieux.
—Qu’est-ce que vous faites de tous ces boutons dans votre poche? fit le père Simon à Tintin. Je parierais que vous les avez volés à votre maman. Je vais la prévenir par un petit mot... Attendez un peu, nous verrons.
—Pour commencer, puisque vous troublez la classe, vous resterez ce soir une heure en retenue, tous les deux.
—Une heure de retenue, pensèrent les autres. Ah bien, oui! c’était du propre. Le chef et le trésorier pincés. Comment se battre?
Depuis le jour de sa mésaventure et de sa défaite, Camus, on le comprend, hésitait à assumer de nouveau les responsabilités de général en chef. Si les Velrans venaient quand même!... ma foi, m...iel pour eux!