Au demeurant, et c’est ma meilleure excuse, j’ai conçu ce livre dans la joie, je l’ai écrit avec volupté, il a amusé quelques amis et fait rire mon éditeur[1]: j’ai le droit d’espérer qu’il plaira aux «hommes de bonne volonté» selon l’évangile de Jésus et pour ce qui est du reste, comme dit Lebrac, un de mes héros, je m’en fous.

L. P.


LIVRE I
LA GUERRE

CHAPITRE PREMIER
LA DÉCLARATION DE GUERRE

Quant à la guerre.... il est plaisant à considérer par combien vaines occasions elle est agitée et par combien légières occasions éteinte: toute l’Asie se perdit et se consomma en guerre pour le maquerelage de Paris.

MONTAIGNE (Livre second, ch. XII).

—Attends-moi, Grangibus! héla Boulot, ses livres et ses cahiers sous le bras.

—Grouille-toi, alors, j’ai pas le temps de cotainer[2], moi!

—Y a du neuf?