[7] Segnius irritant animos demissa per aures
Quam quæ sunt oculis subjecta fidelibus….

[8] M. Rousseau exclut les histoires de l’instruction des enfans.

[9] On peut faire ensorte, comme dit Nicole, qu’ils sachent toute la morale, sans savoir presque qu’il y a une morale, ni qu’on ait eu dessein de les en instruire ; ensorte que lorsqu’ils l’apprendront dans le cours de leurs études, ils s’étonnent de savoir par avance beaucoup plus qu’on n’y enseigne.

[10] On trouvera sur les vertus morales & politiques, des choses excellentes dans l’Abbé Fleury, choix des études ; dans la Cyropédie de Xénophon, dans Plutarque, dans les ouvrages de l’Abbé de Saint-Pierre, dans Nicole, dans Locke, éducation des enfans, dans le Sethos de l’Abbé Terrasson, qui n’a pas trop réussi, quoiqu’il y ait des choses admirables pour la morale, parce qu’il n’y a que du jugement, de la physique & de l’érudition, & qu’il faut de l’imagination pour faire un Roman.

[11] In universum non incipere ab antiquissimis, sed ab his quæ nostris temporibus nostræque notitiæ propiùs cohærent, ac paulatim deinde in remotiora eniti, magis è re arbitror. Ep. Hug. Grotii ad Maurerium.

[12] Tamen ut ipse ad meam utilitatem semper cum Græcis Latina conjunxi ; neque id in Philosophia solum, sed etiam in dicendi exercitatione feci : idem tibi censeo faciendum ut par sis in utriusque generis oratione. 1. lib. Offici.

[13] Par exemple, de Phedre, avec des chiffres qui marquent la construction ; ou des Livres où il y ait une version interlinéaire. Ce sont des méthodes très-utiles.

Faire d’abord la construction & des traductions littérales, au lieu de thêmes, pour passer ensuite à des traductions plus correctes. Je conseillerois le Selectæ è profanis Auctoribus Historiæ. C’est un Livre agréable, instructif, utile aux enfans, & qu’il ne seroit pas inutile aux hommes faits de lire.

Il ne paroit pas nécessaire d’avertir qu’on doit faire choix d’abord des Auteurs les plus faciles, & ne lire que ceux qui ont écrit, lorsque le Latin étoit dans sa plus grande pureté, c’est-à-dire un peu avant, ou un peu après le siecle d’Auguste ; Phedre, Térence, Saluste, César, Ciceron, Virgile, Horace, Valere-Maxime. En tout genre, il ne faut présenter que les meilleurs modeles.

Après une préparation de cinq ou six semaines, pour apprendre la Grammaire & à chercher dans les Dictionnaires, on peut se mettre dans la lecture de ces Auteurs & de ceux dont Chompré & Vaniere ont donné des extraits, avec le Novitius qui est sans comparaison le meilleur des Dictionnaires. On a le petit Danet Latin par racines, qui est un ouvrage très-bien fait.