OLIVIER ET JEAN. Mon père, nous vous suivons.

(Ils sortent.)

SCÈNE III.

LA COMTESSE, seule.

LA COMTESSE. Mon Dieu! est-ce comme un châtiment que vous m'avez donné ce fils? Est-ce pour humilier mon orgueil que vous l'avez créé si peu digne de ma tendresse? Mais son âme est-elle aussi disgraciée que son corps? Il a parfois cependant des mouvements généreux. Changera-t-il? Dois-je croire à la prédiction de sa nourrice? Oh! mon Dieu! faites qu'elle se réalise, et mon coeur de mère lui sera rendu.... Mais voici son père qui le ramène.

SCÈNE IV.

LA COMTESSE, LE COMTE, BERTRAND.

LE COMTE. Oh! cette fois je ne pardonnerai plus.

BERTRAND. Il faut bien que j'apprenne à me battre.

LE COMTE. Apprenez d'abord à m'obéir. (A la comtesse.) Croiriez-vous que je l'ai trouvé près du pont-levis, à moitié nu; luttant avec le fils d'un bouvier? Tenez, il porte les marques de cet indigne combat.