Que, comme toi, le génie a ses flammes;
Et que Lebrun, en peignant des portraits,
Sait aussi leur donner une ame.
Je ne pus avoir mon tableau qu'en employant la supercherie; et lorsque l'ambassadeur ne le retrouva plus, il s'en prit à son valet de chambre qu'il voulait tuer. L'interprète eut toutes les peines du monde à lui faire comprendre qu'on ne tuait pas les valets de chambre à Paris, et fut obligé de lui dire que le roi de France avait fait demander le portrait.
Ces deux tableaux ont été exposés au salon, en 1789. Après la mort de M. Lebrun, qui s'était emparé de tous mes ouvrages, ils ont été vendus, et j'ignore qui les possède aujourd'hui.
Adieu, chère et aimable amie.
LETTRE V.
La Reine.--Mes séances à Versailles.--Portraits que je fais d'elle à différentes époques.--Sa Bonté.--Louis XVI.--Dernier bal de la Cour à Versailles.--Madame Élisabeth. Monsieur, frère du roi.--La princesse Lamballe.