«Au revoir, Ninette, tu reviendras, n’est-ce pas?
—Oui, s’il vous plaît, au revoir Madame, au revoir Marie.»
[XXII]. Ninette partie.
Ninette était partie à l’école et Marie l’avait vue partir sans manteau: et le vent était bien froid!
Marie avait bien entendu parler de pauvres, mais pourtant elle ne savait pas très bien ce que c’était. Il y avait donc des familles sans bonne? Qui faisait alors les lits et qui faisait la cuisine? Et une petite fille qui n’avait pas de manteau quand il faisait si froid? C’était trop drôle! Quand on a besoin d’un manteau, on va avec sa maman dans une boutique, pour en acheter un. Ou bien, un homme apporte une grande boîte avec des manteaux à la maison et puis on les essaye. Et papa paye le manteau qu’on achète.
«Petite Mère, demanda Marie, pourquoi le papa de Ninette ne lui achète-t-il pas un manteau?
—Il ne peut pas le payer, chérie.
—Pourquoi? parce que la maman de Ninette est malade peut-être? Cela coûte-t-il cher d’être malade, maman?
—Oui, chérie, répondit maman.»