Il nous faut travailler tous.»
Quand papa se réveilla, il s’était bien reposé et les petits pouvaient lui réciter une jolie poésie.
[XXVI]. Le plus petit, le plus sage.
Et qui étaient ces cinq petits bonshommes? C’étaient les cinq doigts de la main. Le premier, qui a faim, c’est le pouce. Le second, qui dit qu’il faut du pain, c’est monsieur l’index. Le troisième, qui remarque tristement qu’il n’a rien, c’est le majeur ou doigt du milieu. Le quatrième, qui demande ce qu’il faut faire, c’est l’annulaire. Et le cinquième, le plus sage de tous, c’est le petit doigt ou auriculaire.
Ce petit doigt sait qu’il faut travailler pour gagner son pain. Il est donc le plus sage et pourtant c’est le plus petit.
«C’est tout juste comme dans le Petit Poucet, dit maman.
—O maman, demandèrent Jean et Marie, raconte-nous l’histoire du Petit Poucet.»
Ils la connaissaient déjà, mais ils désiraient beaucoup l’entendre encore une fois.
Et voici ce que maman raconta: «Il était une fois un bûcheron qui demeurait dans un grand bois avec sa femme, la bûcheronne, et avec ses sept enfants, tous garçons. Le cadet, qui était tout petit, s’appelait le Petit Poucet.