Entrez vite en danse,

Un, deux, trois!»

Bientôt, Marie chante aussi et frappe bien en mesure dans ses mains, puis contre celles de sa mère. Ses petites mains ne sont plus froides du tout à présent.


[XXXVI]. Voici le Printemps.

L’hiver, avec sa neige et sa glace, est passé. C’est peut-être dommage pour les personnes qui pouvaient s’amuser à patiner, à faire des glissades, ou à sortir en traîneau. Mais c’est très agréable pour les pauvres qui avaient froid et faim, qui n’avaient pas de charbon pour se chauffer, pas de bons vêtements chauds et presque pas de nourriture pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Ils étaient heureux de voir arriver le printemps. Les oiseaux aussi étaient contents de voir fondre la neige et la glace: souvent aussi ils avaient eu froid et faim. Mais pas les oiseaux du jardin de Jean et de Marie. Ces derniers avaient mis tous les jours un petit baquet d’eau et une assiettée de pain au jardin. Et les moineaux, les pinsons et les mésanges en avaient mangé. Mais ces oiseaux-là étaient tout de même bien contents de voir briller le soleil du printemps. Oh! la bonne chaleur du soleil! La terre s’était amollie, les bourgeons des arbres se gonflaient. On voyait déjà de toutes petites feuilles vertes. Et les oiseaux se mettaient à chanter.

Deux pinsons bâtissaient leur nid dans le jardin. Ils voulaient sans doute chanter pour égayer ces enfants qui les avaient si bien soignés en hiver.

Jean et sa maman les regardaient.

«Regarde, maman, dit Jean, voilà encore notre pinson. Il a un brin de paille dans le bec. Où fait-il son nid?

—Eh bien, regarde-le!